Le projet WASH 2026 de Good Neighbors Chad s’est déployé du 1er avril au 30 juin 2026 à Amnaback, Kaliwa, Farcha Attere, Adineo, Gamal, au CEG Kaliwa et dans le village d’Adré. Son objectif : améliorer la santé et le bien-être des communautés en garantissant l’accès à une eau potable et à des installations d’assainissement adéquates, tout en promouvant de bonnes pratiques d’hygiène.
Deux leviers ont été combinés. D’abord l’infrastructure pompes à eau et blocs sanitaires, dont des latrines séparées pour les filles et les garçons dans les établissements scolaires. Ensuite la sensibilisation, menée auprès des communautés réunies sur place, parce qu’un ouvrage sans changement de pratiques ne produit pas les effets attendus.
Pourquoi l’eau et l’assainissement d’abord
Les projets WASH sont indispensables pour prévenir les maladies d’origine hydrique et améliorer la santé communautaire. Trois bénéfices de santé publique les justifient.
La prévention des maladies, d’abord : l’accès à de l’eau potable et à des installations sanitaires adéquates aide à prévenir la diarrhée, le choléra et l’hépatite A. La réduction de la mortalité infantile ensuite, les interventions WASH étant cruciales pour la santé et la survie des enfants face aux maladies mortelles. L’amélioration de la santé générale enfin, où le lavage des mains au savon demeure le geste le plus efficace pour stopper la propagation des infections.
Les effets dépassent le seul champ sanitaire. Ces projets sont essentiels au développement des enfants. Ils favorisent l’égalité des sexes en réduisant le temps consacré à la corvée d’eau un temps pris pour l’essentiel aux femmes et aux filles. Et en réduisant la morbidité et l’absentéisme, ils permettent aux enfants de fréquenter l’école, contribuant à faire émerger des communautés résilientes.
À Amnaback, Abdoulaye Allafi temoigne :
Je m’appelle Abdoulaye Allafi et je vis précisément à Amnaback. Avant l’installation de la pompe à eau, il n’y en avait aucune dans notre communauté ; nous utilisions l’eau de la rivière, qui n’était pas saine pour nous ni pour nos enfants. À cette époque, les taux de paludisme et de maladies d’origine hydrique étaient très élevés ; la plupart des membres de notre communauté souffraient de diarrhées et de troubles gastriques.
Depuis l’installation de cette pompe, poursuite Abdoulaye, les habitants utilisent une eau propre et potable. De plus, le taux de paludisme a diminué. Grâce à cette eau propre, les habitants des villages voisins viennent s’approvisionner, bien au-delà de ce que nous avions prévu. Notre état de santé s’est considérablement amélioré, tout comme la qualité de l’eau, qui est désormais saine.
Ce dernier point mérite d’être relevé. L’affluence des villages voisins n’était pas prévue au dimensionnement du projet : c’est le signe que le besoin excédait ce qui avait été estimé, et une donnée à intégrer aux prochaines programmations.
Des ouvrages qui restent aux communautés
Chaque point d’eau et chaque bloc sanitaire est remis aux habitants, qui en assurent l’usage et l’entretien. C’est la condition pour que l’accès à l’eau dure au-delà de la durée du projet.