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Fuir les bombardements au Darfour était une obligation pour Mahamat Hassane Wadi.

Originaire d’El-Fasher, père de neuf enfants, il a longtemps tenté de rester malgré l’insécurité. Pendant un temps, sa famille faisait des allers-retours entre El-Fasher et Zamzam, espérant que la situation s’améliore.
Mais les combats se sont intensifiés. « Chaque jour, il y avait des bombardements, des personnes qui mouraient à tout moment », raconte-t-il.
Finalement, fuir devient inévitable. Après un parcours difficile, traversant notamment Djabal-Wana à dos d’âne, il parvient à rejoindre la frontière tchadienne. À son arrivée, il retrouve une partie de sa famille déjà installée dans le camp de Goudrane.
Aujourd’hui, la situation est différente. « À mon arrivée d’il y a un mois et quelques jours, j’ai trouvé ma famille dans des abris. Ils n’étaient plus exposés au soleil ni au froid comme à leur arrivée», explique-t-il.
Grâce à INTERSOS et au soutien du Fonds humanitaire régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre (FHRAOC) United Nations Chad – Nations Unies Tchad, des abris ont été construits, permettant à de nombreuses familles de retrouver un minimum de protection et de stabilité.
« Nous remercions INTERSOS pour ces efforts. Avec un si grand nombre de personnes, ce n’est pas facile de répondre à tous les besoins. »
Mais les défis restent importants. « Beaucoup de personnes continuent de fuir et cherchent à rejoindre leurs familles. Les besoins en abris restent élevés. »
À Goudrane, chaque abri construit représente protection et sécurité.