atna Abakar Mahamat est nĂ©e au village d’AboutenguĂ©, dans l’est du Tchad. Orpheline de père et de mère, elle Ă©lève ses quatre enfants et veille aussi sur ses deux petites sĹ“urs et sa nièce. Huit personnes dĂ©pendent d’elle.
Avant l’installation du camp, trouver de l’eau relevait du parcours du combattant : de longues distances jusqu’Ă des puits ouverts et non protĂ©gĂ©s. Pour de l’eau propre, il fallait rejoindre le forage d’un village voisin et troquer le mil de la famille. Faute de pouvoir toujours le faire, on buvait l’eau des puits, et les enfants tombaient malades.
Depuis que MSF a installĂ© un forage, la pompe est Ă une dizaine de minutes Ă pied. La clinique MSF est gratuite et proche, et les enfants vont Ă l’Ă©cole : Sakna, 13 ans, veut devenir enseignante.
Mais Fatna porte encore de lourdes inquiétudes. Depuis que sa terre a été occupée, elle a perdu son champ de mil et sa seule source de revenus.